Mon avis
Ah ben mince alors il donne trop envie de lire le livre ce synopsis... Ma phrase est de l'ironie, bien entendu !
Gervaise monte à Paris avec Lantier et ses deux fils, Etienne et Claude. Elle espère trouver le bonheur mais ce ne sera pas aussi simple car l'argent manque et Lantier préfère une autre femme à elle. Mais elle se ressaisit et se met au travail comme blanchisseuse. Le zingueur Coupeau, un voisin, la demande en mariage après une cour assidue. C'est un couple modèle qui va avoir la petite Nana.
Malheureusement suite à un accident, où Coupeau tombe d'un toit, tout change... Elle décide de se mettre à son compte mais son mari, étant devenu fainéant, l'alcool va apparaitre dans leur vie et n'en sortira plus, Lantier réapparait à son tour, les dettes s'accumulent, Nana grandit dans le mauvais chemin...
C'est gai tout ça... enfin c'est le quotidien de l'époque... l'alcool, les problèmes d'argent.
J'ai eu l'impression que le livre se divisait en deux parties :
- L'ascension de Gervaise car elle se marie, a une boutique, gagne bien sa vie
- mais l'alcool s'en mêle et son mari devient fou, elle tombe dedans aussi et leur fille Nana les fuit.
L'auteur consacre plus de pages à la chute de Gervaise qu'à son ascension...
L'histoire s'étend sur une vingtaine d'années, et les personnages tiennent une énorme place dans ce roman, on vit avec eux, leur quotidien, leur famille...
Le Paris populaire qui nous est décrit est bien représenté par son monde ouvrier, son langage grossier, la psychologie des personnages...
Et sinon pas trop assommant « l'Assommoir » ?... Bah quoi il fallait bien que je fasse la blague au moins une fois dans ma chronique.
Pour répondre, je dirais non même si j'ai mis pas mal de temps à l'avaler, c'est une belle histoire qui raconte la vie à l'époque où on pouvait vite gagner et vite tout perdre, où l'on se noyait dans l'alcool pour oublier sa misère quotidienne, où les jeunes filles étaient plus dévergondées que maintenant (quoique...). Une époque différente, celle du XIXème siècle, qu'il est bon de connaitre car c'est notre propre passé.
Mais c'est également un livre avec beaucoup de longueurs, de descriptions, un classique comme on dit.
Pour ceux qui se demandent ce qu'est « L'Assommoir », d'où provient le titre, c'est l'établissement où va boire Coupeau et où il s'abreuve de leur eau-de-vie. C'est donc le nom qui représente bien le livre.
En bref, ce roman est d'une tristesse... et pourtant si intense, vrai... C'est tout une époque qui nous est dépeinte.